Aurélien Gamboni et l’Institut d’Etude des Intervalles
Le Tiret

Aurélien Gamboni, Le Tiret, croquis.


Au cimetière des Rois, parmi les monuments dédiés à la mémoire des personnalités de Genève, se trouve la tombe de l’écrivaine Alice Rivaz, connue comme l’une des grandes plumes de la littérature suisse du XXe siècle. Cette tombe, à la fois élégante et étonnamment discrète, consiste en un petit fragment de roche orné de lettres en métal.
Dans deux de ses nouvelles rédigées à plus de quarante années d’intervalle, Une Marthe (1944) et La bonne (1986), Alice Rivaz reprend la même image : celle du petit tiret qui sépare les dates de vie et de mort sur nos tombes, et qui serait censé « contenir toute notre vie ».
La relation entre cette image du tiret dans les écrits de Rivaz, et le petit tiret en métal de sa propre tombe, a donné lieu à une enquête menée par l’artiste Aurélien Gamboni, présentée sous forme d’une publication intitulée Le Tiret et produite par la Villa Bernasconi avec des contributions de Valérie Cossy, Erica Deuber Ziegler, Vincent Du Bois, Sylviane Dupuis, Françoise Fornerod et Lucien Pécoud.
La publication accompagne une sculpture monumentale en pierre, réalisée par Vincent du Bois (Atelier CAL’AS), qu’Aurélien Gamboni a exposé en 2020 à Bex & Arts, la triennale de sculpture en plein air. Conçue comme un banc d’où l’on pourrait admirer le paysage ou discuter, elle est installée depuis l’été 2021, à Lancy dans le parc Bernasconi et deviendra le support de rencontres autour de l’œuvre et des thématiques chères à Alice Rivaz.

Le Tiret, 44 pages, tiré à 800 exemplaires en juin 2020, graphisme Joanna Schaffter et Vincent Sahli, impression Noir sur Noir.

In the cimetière des Rois (Cemetery of Kings), amongst monuments erected in memory of distinguished Geneva personalities, is the grave of Alice Rivaz, one of the great Swiss writers of the 20th century. The headstone is elegant but surprisingly modest, a small fragment of rock with an inscription in metal letters.
In two of her novels written more than 40 years apart, Une Marthe (1944) and La Bonne (1986), Alice Rivaz re-uses an image, that of the small hyphen on our gravestones separating our dates of birth and death and which ostensibly contain our life.
The relationship between the image of a hyphen in Rivaz’s writings and the small metal hyphen on her gravestone, led the artist Aurélien Gamboni to enquire further. His research is presented in a publication entitled Le Tiret (The Hyphen), published by the Villa Bernasconi with contributions from Valérie Cossy, Erica Deuber Ziegler, Vincent Du Bois, Sylviane Dupuis, Françoise Fornerod and Lucien Pécoud.

The publication accompanies a monumental stone sculpture by Aurélien Gamboni shown at the 2020 Bex & Arts tri-annual open air sculpture exhibition. Designed as a bench on which people can sit and talk and admire the view, it was moved to the Bernasconi park in Lancy in 2021. There, it supports conversations around the work of Alice Rivaz and the themes important to her.

Le Tiret, 44 pages, 800 copies printed in June 2020, graphic Joanna Schaffter and Vincent Sahli, printing by Noir sur Noir.

For more information: www.ag-archives.net/letiret

Press:
https://lecourrier.ch/2020/07/23/aurelien-gamboni-enquete-publique
https://www.letemps.ch/culture/alice-rivaz-creux-lete